Exposition de la FNDIRP au Collège St François des Cordeliers à Seynod du 26 janvier au 6 février 2026
Nous remercions Elisabeth Gréau, professeur d’histoire géographie, pour son témoignage sur le travail de mémoire effectué par les professeurs au sein de son collège et de l’utilité de l’exposition de la FNDIRP dans cette démarche :
Pour la deuxième édition, le Collège St François des Cordeliers à Seynod accueille du 26 janvier au 6 février 2026, l’exposition de la 2ème Guerre Mondiale avec la collaboration de la Fédération nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes.
Dès plus jeunes aux plus âgés, nos élèves sont marqués par la dure réalité des photos, accompagnées de nos commentaires. Celles sur la déportation, la libération des camps et le retour des déportés dans leur famille, les questionnent : « est-ce des vrais photos « ?
La tenue du déporté a suscité beaucoup de curiosité et d’étonnement auprès des élèves de tout âge : Les 5èmes ont demandé pourquoi la tenue avait été rapportée. A quoi, je leur ai répondu qu’elle était portée par un déporté qui avait eu la chance de revenir de cet enfer et qu’il l’avait offert à la FNDIRP, pour servir la mémoire des disparus.
L’exposition est l’occasion aussi pour ces jeunes d’évoquer les souvenirs de cette période transmis par leur arrière-grands-parents. Certains ont été déportés ou bien étaient d’anciens résistants. C’est donc un échange ou la mémoire se perpétuent autour de leurs témoignages et de lectures.
J’ai présenté le livre « Derrière les Miradors » de Lucien Colonel, les ouvrages sur les évènements de St Eustache et d’Habère-Lullin. J’ai également lu aux plus jeunes, des extraits du « Le Numéro », de Jean-Pierre Vittori, qui ont retenu toute leur attention.
Enfin mes collègues, Monsieur Garcin et Monsieur Guilhot, ont fait travailler les 3èmes sur le livret de la déportation et complètent l’exposition par une visite d’Annecy à pied sur les lieux de l’occupation.
Je remercie donc la fédération, Michelle Amprino et Gérald pour leur collaboration et le prêt de cette exposition qui permet de faire vivre à nos jeunes, la mémoire d’une guerre encore si proche, alors que l’Europe est touchée par le conflit non résolu depuis 3 ans.
Elisabeth Gréau (professeur d’histoire géographie)